projet en ligne

Apprendre le développement web avec des projets en ligne

Cet article a été réactualisé il y a 2 ans jours. Il n'est pas nécessairement obsolète, mais gardez son ancienneté en tête lors de sa lecture.

Quand on débute en développement de site web, on a tendance à se limiter à faire toutes ses expérimentations en local en attendant le jour où, enfin, on estime avoir assez de connaissances pour se lancer sur la toile.

Pour autant ce n’est pas forcément une bonne idée d’attendre …

Mise en ligne de Pixi

Avant de me lancer dans la création d’un site qui parle de mes pérégrinations dans le développement web, j’ai longtemps pensé qu’il fallait d’abord apprendre, apprendre beaucoup.

J’étais dans le registre de la présence pertinente sur le net, dans celui de la légitimité aussi. Sachant que ce que je pouvais raconter ici, je l’avais appris justement en ligne, les ressources existent déjà. Que pouvais-je, moi, apporter de plus avec mes gros sabots ? Mais avec du recul, je vois bien que c’était une erreur.

Apprendre, ingurgiter des connaissances, créer des sites seulement en local (sur son PC) ne donne pas une vraie ouverture sur le champ des compétences à acquérir. Le danger aussi, c’est de toujours penser que l’on n’en sait pas encore assez. Et on ne sait plus trop où donner de la tête, quel nouveau sujet aborder, faire le tri de ce qui est indispensable, utile, accessoire …

Pourquoi mettre en ligne un site perso ?

Qu’on se mette bien d’accord, on parle bien de mise en ligne perso avec le boulot de choisir son hébergeur. Je ne parle pas d’installation de site sous WordPress.com ou d’autres formules auto hébergées.

L’intérêt d’avoir à gérer un site en ligne, c’est que cela permet de tester des choses qu’on ne peut pas aborder en local, à savoir comment faire pour :

  • l’héberger,
  • le sécuriser,
  • le mettre en maintenance,
  • exporter/importer de contenu d’un serveur à un autre,
  • gérer les erreurs 404, les redirections,
  • lire des statistiques de visites,
  • améliorer les performances de chargement,
  • se servir de la Search Console, de Google analytics et améliorer son référencement naturel,
  • mettre en place un site en « preprod » visible sur le net juste pour soi, un client, pour le recettage et tests divers,
  • etc …

Mettre en ligne ce que l’on sait faire

Créer un Carnet de bord

Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que pour apprendre à créer des sites, il n’y a rien de tel, même si on a un bagage de développeur débutant, que de se créer un carnet de bord sur le web. On peut compulser des tutoriels à foison pour soi sur son PC, mais se mettre en situation d’en faire qui soient compréhensibles pour d’autres personnes est un exercice de style fort enrichissant.

Pour pouvoir expliquer les choses clairement, il faut déjà bien se les représenter soi même, on doit clarifier ses pensées, son raisonnement, donc on apprend encore mieux.

Et puis un site carnet de bord, c’est un site expérimental qu’on peut manipuler dans tous les sens pour tester. Pas de raisons qu’on vous en tienne rigueur s’il se transforme, se casse par moment, se peaufine ensuite, il vous permet d’apprendre, et de partager vos expériences. En tout cas, c’est comme ça que je conçois les choses.

Créer des sites pour soi ou des proches

Proposer ses services au début n’est pas évident, mais on peut créer des petits sites pour soi, des amis, des associations. On peut tester par exemple :

  • un site de cuisine : nickel pour apprendre à se servir des Custom Post type et des champs personnalisés, pour faire aussi l’expérience des rôles sous WordPress. En invitant des proches à y écrire leurs recettes favorites vous expérimentez la mise en place des rôles éditeurs, auteurs, …
  • un site privé comme un album de famille : pour comprendre comment gérer la visibilité d’un site web
  • un site public avec des parties accessibles seulement à des membres …

On se rend compte alors que selon les situations on a des besoins particuliers, du coup plus besoin de chercher quelle nouvelle chose il faudrait étudier, on cherche avant tout à répondre à des besoins. Et on avance … Un site, on peut au fil du temps l’améliorer.

Ma première vraie expérience de création de site a été pour un nouveau club d’escalade qui s’est monté sur ma commune. Je leur ai proposé de créer leur présence en ligne vu que j’étais en pleine formation au Cnam. J’avais besoin de concret, et de me confronter à WordPress, le CMS dont tout le monde parle et que je ne connaissais même pas ! J’ai alors exploré ce dont pouvait avoir besoin une association sportive pour communiquer avec ses adhérents. Cerise sur le gâteau (ou pas …), j’avais carte blanche. C’est une expérience formatrice qui continue aujourd’hui.

Oui mais ça coûte !

Bien sûr, ceci a un coût : l’hébergement et le nom de domaine. Il existe des formules d’hébergement gratuites pour installer un WordPress. Mais je ne pourrai pas vous renseigner là dessus, je n’ai pas testé, et même ne vous le conseille pas.

Héberger un site à moindre coût est quand même possible en prenant une formule de base en mutualisé entre 5 et 10€ par mois.

Sinon, une alternative qui me plait bien pour expérimenter les langages front-end, c’est de créer des petits projets de sites statiques (sans base de données) que l’on peut héberger gratuitement sur Github : Là on fait vraiment d’une pierre … plusieus coups ! On met en pratique le html, le css, le js, on découvre le markdown et éventuellement jekyll. Par la force des choses, on apprend à versionner son code. Aller se promener sur Github pour mettre le nez dans les dépôts, c’est aussi très formateur.

Se créer un capital expérience

Une fois ces premières expériences mises en place, on acquière une vision plus claire de ce que l’on sait faire. On capitalise des connaissances, et on prend confiance. Tout ça pour dire que c’est important de mettre de côté ses appréhensions, il ne faut pas hésiter à se lancer ! De toute façon on ne se sent jamais assez prêt …

Le bémol car il en faut bien un !

En fait, la seule restriction que j’émettrais, dès lors que vous vous engagez à créer un site pour quelqu’un, par exemple pour un ami, c’est de s’assurer au maximum que vous mettrez en place ce qu’il faut pour sécuriser son site. Et le pendant, parce qu’un site n’est jamais sécurisé à 100%, c’est que vous avez bien en tête de créer des sauvegardes régulières pour ne pas tout perdre en cas de piratage. Qu’on perde ses propres données, on ne peut s’en prendre qu’à soi ! Mais si une personne crée du contenu sur le net grâce à vous, qu’elle passe du temps à la rédaction, si elle n’a pas conscience de ces impératifs, et que vous n’avez pas pris de précautions à ce niveau, là ça peut être problématique …